Créer un site internet
Carnet de recherche Métiers du livre, critiques, études

Coups de cœur - Bd/manga

Le 20/06/2026

Bienvenue dans la nouvelle section de ce blog : les coups de coeur réservés aux bandes dessinées et aux mangas.

Lebensborn - Isabelle MAROGER

Lebensborn de Isabelle Maroger - Album - Livre - DecitreCouverture de Lebensborn​​​​​​​

Un matin qu’elle se promène avec son fils, bébé, Isabelle Maroger se fait interpeller par une femme qui la complimente pour ce bel enfant blond aux yeux bleus et ajoute « ça devient rare comme race »… Un choc pour Isabelle, qui réalise qu’il est temps pour elle de raconter son histoire. Car si elle est, elle aussi, grande, blonde et aux yeux bleus, c’est parce qu’elle est à moitié norvégienne. Sa mère est née, pendant la guerre, dans un Lebensborn, ces maternités mises en place par les nazis pour produire à la chaîne de bons petits aryens.

Littéralement "Fontaine de vie", Lebensborn est, avant d'être un roman graphique, un projet allemand secret opéré par les nazis lors de la Seconde Guerre Mondiale. Il consistait à créer des pouponnières, principalement dans les pays du nord mais aussi en Allemagne et en France, à des fins de création. Le but étant de donner naissance à de parfaits enfants blonds aux yeux bleus, aka des aryens. Ce projet, longtemps tenu secret, a aussi sévi en France à Lamorlaye.
Pour cette bd, Isabelle Maroger a fouillé dans son passé, dans une époque révolue, celle de sa grand-mère pour expliquer d'où elle venait. Surtout, elle se devait de livrer une facette de son ADN. Elle nous raconte comment sa grand-mère Gerda, durant la Seconde Guerre Mondiale, est tombée amoureuse d'un soldat nazi fraîchement débarqué en Norvège. Seulement à l'époque, Heinrich Himmler avait pour ambition de créer une race suprême, supérieure à toutes les autres : la race aryenne, ce qui explique la réaction d'Isabelle dans le bus, lorsque l'inconnue emploi le terme race. Car oui, étant blonde aux yeux bleus, elle est l'archétype parfaite, seulement elle ignorait totalement qu'un membre de sa famille avait fait partie et était née comme 15.000 autres enfants à cette époque, dans une pouponnière allemande à destination du III Reich. Effectivement, les nazis arrivés en Norvège avaient pour "mission" de séduire des jeunes femmes au physique adéquat, valable racialement, et d'en faire la future mère de leurs enfants.

Ce qui est intéressant dans cette révélation, c'est la naïveté toute compréhensible de Gerda, qui ne s'attendait pas au moment où elle se retrouve enceinte, à être introduite dans un système qui la dépasse. Le père devait alors remplir de la paperasse administrative dans laquelle il était demandé si la famille de la jeune mère avait connaissance de la grossesse et, si c'était le cas, si une aide serait apportée ou si la jeune mère devait être protégée par le III Reich pour mener à bien la grossesse -d'ailleurs, les soldats qui parvenaient à mener à bien leur mission recevaient une prime. Dans mes souvenirs, toute cette adminstration paraît obscure, abscons, à Gerda qui ne voit dans sa grossesse que l'avènement de sa relation amoureuse avec le soldat. Jusqu'à ce que le baptême arrive et ne lui ouvre les yeux.
Forcément, cette histoire est avant tout celle de Gerda, mais aussi celle de sa fille, née dans le Lebensborn. Isabelle, quant à elle, n'apprend d'où vient sa mère qu'au moment où elle est à l'université, et il lui faudra vingt ans de plus pour partager son histoire. Il n'y a pas seulement la narration autour de l'histoire de sa grand-mère, mais aussi tout le travail de recherche pour retrouver son grand-père, ce soldat SS, qu'elle parviendra à localiser. Lebensborn explique comment de pauvres jeunes femmes norvégiennes avaient été manipulées pour entrer dans un piège nationaliste et racial, de surcroît tenu secret.

Lire un extrait ici

Pour aller plus loin

https://livres.bayard-editions.com/livres/73903-lebensborn/

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/une-histoire-particuliere-un-recit-documentaire-en-deux-parties/une-pouponniere-nazie-en-france-8993427

Lectures similaires

Max, de Sarah Cohen-Scali ;
Dans le berceau de l'ennemi, de Sara Pennypacker ;
Un goût de cannelle et d'espoir, de Sarah McCoy.

Shangri-la - Mathieu BABLET

Shangri la couv

Shangri-La est la première et la seule bande-dessinée à m'avoir procuré un sentiment de vide absolu à la fin de ma lecture. Sans nul doute un chef-d'oeuvre graphique, il reste que plus jamais vous ne trouverez de trésor comme tel. Plusieurs clients m'ont admis avoir eu la même réaction que moi en achevant l'histoire : que vais-je lire de mieux ? Qu'existe-t-il, aujourd'hui, de plus prodigieux et cruellement juste, en science-fiction ? Autant, la Horde du contrevent d'Alain DAMASIO est considérée comme exceptionnelle en littérature de science-fiction (d'aucuns diront que Dune de Franck HERBERT est aussi excellent que ne l'est La Horde), pour ce qui est de la BD Indé / graphique (car oui, je fais partie de ceux qui jugent qu'il est grammaticalement correct d'employer BD graphique alors qu'il s'agit de dessin, que de Roman Graphique, pour peu où des lecteurs n'assument pas lire de la BD et noyent le poisson en optant pour roman graphique qui reste, somme toute de la BANDE-DESSINEE. Je mange à tous les rateliers, on lit tous la même chose et on aime ça) j'estime que Mathieu BABLET a su s'imposer grâce à ce titre, rendant la science-fiction en BD accessible pour un plus large public -LEO, maître de la SF en BD, entre autre, n'a pas un dessin aussi contemporain que BABLET et n'ira pas critiquer à un tel niveau d'honnêteté notre société.Bien entendu, si mes propos vous déplaisent, libre à vous de fermer ma page, mais il s'agit d'un avis personnel qui n'a pas vocation à faire une généralité.

Quoiqu'il en soit, revenons à Shangri-La : << Dans un futur lointain de quelques centaines d’années, les hommes vivent dans une station spatiale loin de la Terre et régie par une multinationale à qui est voué un véritable culte. En apparence, tout le monde semble se satisfaire de cette « société parfaite ». Dans ce contexte, les hommes veulent repousser leurs propres limites et devenir les égaux des dieux. C’est en mettant en place un programme visant à créer la vie à partir de rien sur Shangri-La, une des régions les plus hospitalières de Titan, qu’ils comptent bien réécrire la « Genèse » à leur façon. >>
 

Mon coup de coeur sur le site de la lirbairie où je travaille, est le suivant : << Comment réécrire la genèse de l'humanité quand celle-ci est à l'origine de sa propre disparition ? Des explosions atomiques ont lieu dans le système solaire. Tianzhu Enterprise, entreprise omnipotente, recrute Scott pour enquêter sur ces phénomènes inexplicables, mais il doit passer sous silence ce qu'il constate. Virgile, le frère de Scott, remet en question la société idéale obtenue par Tianzhu, convaincu que l'entreprise dissimule un secret qui changera leur vie. Quel sera le prix de cette vérité si convoitée ? Faites attention, Shangri-La a le don de sublimer votre lecture et de la bouleverser, à jamais. >>, une mise-en-bouche qui séduit mes clients qui n'hésitent pas à se servir (eh oui, je suis modeste). En même temps, on parle de Shangri-La.

Ce sont des planches colorées fourmillant de détails qui vous attendent. Une ancienne collègue m'avait conseillé, à l'époque, de lire Adrastée, autre titre de Mathieu BABLET et j'ai tout de suite accrochée aux planches. Elles m'émerveillaient, elles rendaient la lecture immersive. Ayant toujours été sensible aux couleurs et au dessin, il était hors de question que je passe à côté de cette lecture. J'ai découvert l'auteur par cette ancienne collègue et aujourd'hui je ne vois pas mes rayons sans lui.
Au-delà du dessin, le scénario (sans trop vous le révéler) vous mènera dans les méandres de notre société contemporaine : nos dysfonctionnements, nos vices, nos rêves, illusions et désillusions. Rien n'est épargné et c'est ça qui donne tout ce réalisme critique, tout ce sens, à la lecture. On se voit sans pour autant être extrême ; il est si aisé d'admettre les faiblesses de notre mode de vie et le modifier est ardu quand on s'y complait. Regardons la conjoncture 2020 Covid-19 : une autre économie quand la nôtre est déjà perdue ? Tout revoir, tout raser, tout brûler et recommencer. C'est impossible et pourtant c'est ce qui devrait être fait mais irréalisable. Ce n'est pas en devenant tous vegan qu'on changera quelque chose, au contraire. Enfin, le débât n'a pa lieu d'être ici. Mais la critique dans Shangri-La vous fera réfléchir à comment notre mode de vie, notre système, a profondément modifié notre conscience collective, individuelle.

Tianzu, qui se charge de maintenir l'humanité en vie, est l'Oroboros des sanctuaires : signe de renaissance mais aussi d'autodestruction. Tianzu est là pour vous donner ce dont vous avez besoin et prend pour survivre. Seulement, ne pas se poser de question, suivre le mouvement en bon mouton de Panurge et oublier qu'il y autre chose de plus essentiel dans une vie que la monotonie et la facilité : la Liberté, de choix, individuelle, de pensée, d'expression, n'est pas faisable pour tous et là les choses se compliquent quand on décide de voir ce qui va de travers dans la société dans laquelle nous vivons.
La lecture vous mettra à mal, vous fera grincer des dents et parfois même entreprendra de vous ouvrir les yeux sur votre propre situation. Il y a de quoi se poser des questions et les réponses ne sont pas celles que l'on aimerait entendre. Pourtant, elles sont là, devant nous, peut-être uniques, sans alternatives. Pourtant, il faudra faire des choix, même si'l n'y en a que des mauvais. Le moindre mal (coucou Andrzej Sapkowski). Je n'en dirais pas plus.

Pour aller plus loin :

https://www.ankama-shop.com/fr/label-619/813-integrale-shangri-la-bd-.html
http://www.label619.com/fr/auteurs/mathieu-bablet

Le Patient - Timothé LE BOUCHER

Troisième oeuvre signée entièrement par Timothé le Boucher, Le Patient est paru aux éditions Glénat en 2019 dans la collection 1000 feuilles. Polar aux douces notes de thriller psychologique, l'histoire débute avec un l'arrestation de Laura Grimaud, à l'origine du massacre des Corneilles surnom donné à ce sextuple homicide. Laura sera internée ; le seul survivant, Pierre, ne se réveilla du coma que six ans plus tard. Nous retrouvons Anna Kieffer, psychologue en charge du cas Laura Grimaud -qui se solda par un échec. À l'heure où débute l'arrivée d'Anna à l'hôpital pour s'occuper de Pierre au réveil de celui-ci, ce dernier est le seul rescapé capable d'aider la police sur l'enquête qui, en six ans, n'a jamais été clôturée.

À travers le suivi psychologique de Pierre, l'on découvrira ses peurs les plus profondes, qui l'empêchent notamment de dormir, ses angoisses, relatives à la situation (s'endormir adolescent, se réveiller adulte), mais aussi des souvenirs liés à son enfance, aux jours précédents le massacre. Nous en apprenons sur sa famille, entre autres que Laura était plus lente que le reste des membres, atteinte d'un handicap qui gênait ses proches, que ceux-ci désiraient la dissimuler, par exemple. Tous les flashback permettent de mieux cerner la vie de Pierre, mieux comprendre comment, aujourd'hui, il se déploie en tant qu'homme. Les informations sont données au compte-goutte et savamment sélectionnées. Nous suivons Pierre lors des séances de rééducation, en compagnie d'autres personnes handicapées, à l'hôpital, ce qui donne une approche très intime, nous fait découvrir un aspect de sa vie qu'il tait. Ainsi, nous nous attachons à Pierre ; son statut de victime, de dernier rescapé, sa rééducation, tout frôle la sympathie. Excepté que l'histoire ne s'arrête pas là.

Une chose viendra perturber le dossier Pierre Grimaud qui n'est autre que lui-même. Coincé dans un corps d'homme, avec toutes les émotions, les sentiments, les pulsions qui vont avec, il devra faire face à ce déferlement quand Anna, belle et jeune psychologue, s'adressera à lui pour compléter le dossier, faire son suivi et surtout, quand elle lui dévoilera des informations sur sa vie privée. Forcément, il y a des éléments qu'elle ne doit pas révéler, qui brisent la barrière de patient à médecin ; ce que s'acharnera à abattre Pierre. Fascinée par ce patient, Anna se perdra parfois dans les fantasmes ; et Pierre découvrira l'art de la manipulation, que ce soit par le corps ou par les mots. Cette relation malsaine voire inappropriée, bien que cela soit par de petites absences, ou de légers détails, noue avec une pseudo Harleen Quinzel obnubilée par le Joker -un patient rusé, expert dans l'art de la manipulation.

Les questions sont évidentes : jusqu'où iront les deux personnages ? Pierre se servira-t-il d'Anna pour parvenir à ses fins ? Anna aura-t-elle suffisamment de clairvoyance avant qu'il ne soit trop tard ? Comment l'avenir de ces deux-là s'achèvera-t-il ? Et mieux encore : que s'est-il réellement passé le jour du massacre des Corneilles ? Comment Laura, atteinte d'un handicap mais non de démence, a-t-elle pu, du jour au lendemain, tuer tous les membres de sa famille sous le coup de la folie ? Ceci, seul Pierre peut le révéler. Mais qui est vraiment Pierre ?

Ce que j'ai apprécié, c'est la manière dont est traité la relation patient/médecin. Nous savons d'emblée qu'Anna ne doit divulguer aucun élément, en raison du secret professionnel, et nous avons aussi conscience qu'un cas comme celui de Pierre ne peut se faire qu'en acceptant de faire des concessions : Pierre ne lâche pas l'affaire, il glane tout ce qu'il peut sur Anna pour satisfaire sa propre curiosité. Le jeu entre les deux personnages est malsain et, au premier abord, équilibré. Comme un épisode de Criminal Minds, Timothé le Boucher nous plonge dans le quotidien des personnages, afin de nous familiariser avec eux, de comprendre qui ils sont, aussi. Et finalement pour cerner, au grés de détails et d'événements, qui ils sont vraiment. Car mentir n'est pas anodin ; dissimuler des éléments cache un dessein parfois sombre. Qui manipule qui ? Qui se laisse manipuler ? Et, enfin, quand la vérité est révélée au grand jour, que nos doutes sont avérés, il ne nous reste plus qu'à tout relire.

Mon ami Pierrot - Jim BISHOP

Mon ami Pierrot (Grand format - Cartonné 2022), de Jim Bishop | Éditions  Glénat

Dans cet univers, la magie existe et a pour seule limite la croyance humaine : elle ne se réalise que parce qu'on a envie d'y croire, qu'elle soit bien réelle. C'est ainsi que Cléa, jeune femme destinée à un mariage arrangé qui lui ôte tout espoir de se consacrer un jour à sa vie, est hyptotisée par la liberté et la magie dont fait preuve Pierrot, un magicien des rues. Pour celles et ceux qui auraient déjà tiqué sur l'image, moi aussi j'ai immédiatement fait le lien entre les personnages du Château ambulant de Miyazaki : nous y retrouvons volontiers Hauru, Sophie et Calcifer. De mon point de vue (qui n'engage que moi), Mon ami Pierrot est une version du Château de Hurle/Ambulant, à la sauce relation toxique/pervers narcissique. Car oui, cet ouvrage traite de ce sujet, et de la manipulation avec un somptueux trait qui, par les expressions des personnages, nous replonge dans le dessin de Miyazaki avec ses traits gigantesques, ses visages ultraexpressifs, ses bouches démusurées, ses visages de vieilles personnes affublés de centaines de rides.

Tout comme Hauru (Hubert), Pierrot courtise pas mal de jeunes filles (pour des raisons qui sont dévoilées lors du final). Sa magie éblouie, son éloquence subjugue, sa liberté fascine. Il a tout du bon manipulateur, de celui qui aime jouer avec les mots alors même qu'il prétend que ceux-ci perdent leur sens à force de trop les employer. Il sait quand user de son charme, de sa grandiloquence, quand la situation semble lui échapper. Cléa débute dans la vie d'adulte, elle se laisse volontiers aveugler, désabuser, manipuler, par les situations qu'elle vit en compagnie de Pierrot -car il sera le premier à lui faire admettre la vérité crue, dans toute sa splendeur, teintée de mensonges par omission, pour qu'elle ne voit en lui que l'honnêteté, la franchise, en dépit de la douleur qui causent ses mots, ses non-dits. Elle voyait en lui l'opportunité d'enfin savoir qui elle est, de vivre pleinement et de fuir un destin qui ne lui convenait pas, qu'on avait choisi pour elle.

C'est tout naturellement qu'elle décide d'accompagner le magicien. C'est sans regret qu'elle vole avec Pierrot et Schopenhauer (un démon volatile mi-chat mi-hibou) vers sa nouvelle vie faite d'espoir, de rêves, de magie et de mensonges. Car ces derniers sont difficiles à percevoir tant elle est aveuglée par Pierrot et son univers de fantaisie. Par ailleurs, la couverture est bien explicite : la domination de Pierrot, son emprise sur Cléa, dans ce geste pourtant anodin qu'est de saisir le visage d'une personne d'une seule main, de le recouvrir avec affection et possession ; les larmes de Cléa, beaucoup trop nombreuses, son regard hypnotisé par le magicien, le fait que ce dernier soit insaisissable alors même qu'il est juste devant ; les flammes qui dessinent le titre, qui consument le paysage ; et enfin cette petite fiole qui ne trouvera sa signification qu'à la toute fin. Rien dans cette couverture n'est positif.

Tout l'intérêt de Mon ami Pierrot est de mettre en avant le pervers narcissique et la relation toxique. On y voit aussi comment cette situation affecte Cléa et la manière dont elle parvient à ouvrir les yeux. Son évolue est significative et très intéressant -et peut-être en décevra certains.

Cependant, nous ne suivons pas que la quête de Cléa, il y aussi celle de son prétendant, Berthier, le comte de l'eau. Il est autant aveugle que sa promise qui lui échappe. Honteux, déshérité le temps qu'il la retrouve, Berthier chevauche son plus fidèle destrier pour voler au secours de la demoiselle en détresse, comme tout bon chevalier qui se respecte. Sauf que cette histoire n'est pas un conte de fée et Berthier n'est pas le gentil chevalier. Son ascension dans la forêt où vivent Pierrot, Schopenhauer et Cléa, ne se fera pas sans sacrifice et ça, Berthier, convaincu de la noblesse de sa tâche, refuse de l'admettre. Ce qu'il fait, le fait-il pour lui-même, pour conserver sa dignité, ou pour le bien-être de la jeune femme qui s'est quand même envolée sous ses yeux dans les airs avec le magicien et son chat-hibou ? Deux personnages ouvriront les yeux sur leur situation, sur leur vie, sur leurs attentes, et, comme la vie est une chienne, leur destin seront loin de contenter tous les lecteurs.

livre idée lecture romance manga